Le modèle IMAIP

Ce billet est le premier destiné au Carnet de bord pour le MOOC Elearn².

Que faire avec les nouveaux outils ?
Que faire avec les nouveaux outils ?

M. Lebrun rappelle la nécessité d’une cohérence entre les objectifs, la méthode et les outil, dans la lignée du schéma de Biggs. De cet premier constat je retiendrai déjà l’idée d’une réflexion approfondie sur l’outil numérique, rendu d’autant plus nécessaire que celui-ci ne cesse de s’amplifier. Ainsi, mon fil Twitter se fait quotidiennement l’écho de tel ou tel nouvel outil ou service, notamment dans le domaine du collaboratif et du cloud. Il pourrait être tentant de céder à ce chant des sirènes numériques et c’est souvent le risque que suscite l’usage des tablettes et des « applis ». Il faut donc s’engager, en tant que formateur, à prendre conscience de l’offre, à tester abondamment avant d’utiliser. Et il faut surtout que l’outil soit au service d’un projet et ne soit pas utilisé pour lui même, même si sa créativité peut souvent suscités de nouvelles méthodes.

M. Lebrun insiste ensuite sur l’individualisation : c’est prendre en compte l’apprenant, avec ses acquis, sa façon de penser, ses capacités, son cheminement intellectuel. C’est donc là qu’on trouve les racines du modèle IMAIP (Information Motivation Activité Interactivité Production), et qui se poursuit dans le projet que constitue l’enseignement. Chaque étudiant évolue à sa manière, apporte quelque chose de différent au travail collaboratif et surtout fait émerger une production qui doit elle aussi être individualisée. C’est là l’un des premiers intérêt de l’eLearning : donner de outils pour permettre l’échange d’information, pour permettre à l’apprenant de créer du savoir. Faut-il alors penser l’enseignement uniquement en terme de production individualisée et non standardisée ?

L’enseignement peut être regardé comme la mise à disposition de l’étudiant d’occasions où il puisse apprendre. C’est un processus interactif et une activité intentionnelle. Les buts … peuvent être des gains dans les connaissances, un approfondissement de la compréhension, le sur le triangle didactique développement de compétences en «résolution de problèmes» ou encore des changements dans les perceptions, les attitudes, les valeurs et le comportement.

M. Lebrun

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Le modèle systémique de M. Lebrun

Enfin, la boucle de rétroaction suppose plusieurs choses : la disponibilité de l’enseignant, et ce non seulement dans le cadre strict de l’espace temps de la classe. Ce paradigme classique doit en effet évoluer au profit d’une interaction continue. Là encore, il faut aussi réfléchir en terme d’outils : le présentiel reste bien sûr fondamental, car l’enseignement est aussi un rapport social et humain, particulièrement dans le secondaire où les élèves se construisent un rapport à la société ; mais il faut aussi disposer de moyens de communications, et voilà pourquoi un LMS semble séduisant, de prime abord, à introduire dans mon enseignement. Jusque là j’ai privilégié les systèmes et logiciels libres : Claco permet de s’affranchir un peu de cette contrainte en étant l’environnement. Il faut aussi sans doute élargir l’échelle des interaction, puisque la définition de l’apprentissage de R. D. Anderson cité par M. Lebrun, évoque non seulement l’enseignant mais toute une communauté qui inclut les autres étudiants. Le rôle de cette communauté se fait aussi jour à l’initiation du processus en participant de la motivation extrinsèque, qui doit compléter l’intrinsèque. Cela permet aussi de relativiser le surpoids qu’on risque parfois de donner à l’outil. Enfin, l’évaluation étant partout (par le modèle circulaire issu de celui, linéaire, de Briggs et  proposé par M. Lebrun), pourquoi ne pas faire de la communauté un des acteurs de l’évaluation.

On n’apprend pas en ligne ! On apprend « en soi ».

M. Lebrun

On retiendra du système IMAIP et de ces cinq composantes qu’il nous donne un cadre pour réfléchir et construire des situation d’apprentissage, mais aussi pour évaluer celles-ci et être capable de procéder à des ajustements.

Il faudra voir et revoir la causerie de M. Lebrun avec C. Batier :

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