#FIG2015 Table ronde inaugurale

Le Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges avait cette année pour thème Les Territoires de l’Imaginaire, Utopie, Représentation et Prospective et le pays invité était l’Australie. La table ronde inaugurale du FIG 2015 s’est tenue le vendredi 2 octobre, en présence :
– du  maire de Saint Dié, David Valence
– de l’inspection générale : Catherine Biaggi, Michel Hagnerelle, Laurent Carroué
– des directeurs scientifiques du festival  : Béatrice Collignon, Gilles Fumey
– de Michel Lussault

IMG_0177.resizedEn introduction, le maire de Saint Dié, rappelle l’importance des territoires. À preuve, la Syrie qui n’existe guère dans les représentations des Français, sinon par les médias, ce qui conduit parfois à des problèmes de positionnement sur l’accueil des réfugiés.

La table ronde qui suit pose les bases des réflexions de ce FIG.
La définition de l’imaginaire intervient bien sûr immédiatement : il existe des zones, des pays qui font rêver (l’Australie), des lieux qui produisent de l’imaginaire comme les îles qui ont toujours joué un rôle particulier de production d »études géographiques. Cet imaginaire se transmet via des matériaux supports telles que les images et la carte qui projettent une vérité et un imaginaire. Les images des livres pour enfants sont aussi un imaginaire qui crée toutefois une représentation du monde ; les films, les séries TV sont également invoqués et, on peut se demander, comment la géographie peut/doit les traiter. Ainsi, nos sociétés sont les produits d’imaginaires qui ont réussi, et qui peuvent être sources de domination, de rapports de force, voire de discriminations.
Mais en quoi cela intéresse-t-il les géographes ? Réfléchir sur un pays qui n’existe pas pourrait être une démarche originale pour tenter de répondre à cette question. Ce sera le cas du  « Brouzoufland », miroir des îles, qui in fine permettra de s’interroger sur ce qu’est la géographie.
Rappelons que le Ministère de l’Éducation Nationale soutient fermement le FIG comme lieu de formation continue.

Venons en à la thématique de la prospective : la géographie sait s’émanciper, se « réinventer en science pionnière ». Elle nous fait comprendre le présent et surtout préparer le futur en essayant de « réenchanter le monde » d’aujourd’hui, notamment auprès des élèves pour en faire des acteurs d’un monde qui reste à construire. Le devoir de l’éducateur est en effet de donner des envies de futur face aux angoisses du jour. Il faut faire appel à l’imaginaire des élèves et travailler ainsi sur leur futur.

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