Ludification en 5e : Seigneurie, le jeu de carte [v 0.1.1] #j2s

PaysansPour clore l’année je termine les corrections apportées à un projet naissant testé par les 5e SI de l’année 2015-2016. Il s’agit d’un jeu de carte destiné à fixer les connaissances essentielles autour de la leçon sur la seigneurie. C’est un premier essai dans le domaine du jeu qui me semble être très prometteur.

À partir de cette base, il possible d’envisager des “extensions”, créées par une classe ultérieure, par exemple pour ajouter des cartes de lieux/personnages/objets précis, pouvant faire tout d’abord faire l’objet d’un exposé.

Les retours et critiques sont évidemment les bienvenus !

Merci aux 5e pour leurs tests et leurs propositions d’amélioration des règles : Ngoc Anh, Phuong Vi, Vanessa, Ha Minh, Alexandra, Naïva, Maria, Niko-Linh, Anh Dong, Quoc Thanh, Andréa, Ophéline, Sao Mai et Philip.

Télécharger :

Les cartes ont été réalisées avec Magic Set Editor.

Transport et communication à l’époque coloniale

Ces capsules audio et vidéo viennent conclurent le projet SaigonCasa. Elles ont été produites par les élèves afin de donner une dimension temporelle au travail cartographique réalisé.

Othmane et Sérine nous montrent les évolutions du port de Casablanca, en lien avec les événements politiques

Céline, Tina et Caroline évoquent l’évolution du Port de Sai Gon


Tu My, Toan et Joël nous racontent les voyages

Voyages qui, nous disent Céline et Mathilde, ne sont pas sans aléas

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Le Havre QGIS

Ce devoir est une tâche complexe qui clôture le projet SaigonCasa. Vous devrez répondre à une problématique en mettant en œuvre les capacités et compétences utilisées et travaillées durant ce projet.

Les compétences attendues, et qui seront évaluées, sont les suivantes :

    • utiliser des SIG pour identifier les éléments d’un espace
    • réaliser un schéma ou un croquis légendé

argumenter en géographie en mobilisant des connaissances

En complément, l’usage de Twitter sera valorisé pour : donner des idées, échanger des arguments, poser des questions ou y répondre. On utilisera le hastag de classe habituel

Problématique : la municipalité du Havre ouvre un concours public pour créer un écoquartier relié à l’espace national et à la mondialisation. Pour participer à ce concours, votre agence d’urbanisme vous charge de proposer un projet avec sa localisation précise dans la ville.

Pour construire le projet, vous réaliserez les étapes ci-dessous.

I. Construire une représentation avec QGIS

Cette partie du devoir est réalisée en binôme.

1. L’inscription dans le temps

Placez les limites de la ville aujourd’hui et aux XVIIe et XIXe siècle à partir des plans suivants :


Attention : le premier plan est un peu délicat à placer. Il prendre la citadelle comme repère, car son tracé au sol reste visible, et ne pas s’inquiéter si le tracé du littoral ne correspond pas.

2. Repérer des lieux intéressants

Vous placerez également :

  • Les infrastructure portuaires
  • La gare ferroviaire
  • Des espaces de loisir : port de plaisance, plage
  • L’aéroport
  • Les zones d’habitat verticalisé

3. Le lien ferroviaire avec la France

Utilisez les données OpenData de la SNCF  pour télécharger le fichier des gares en France (choisissez le format le plus adapté). Incluez le dans QGIS

4. L’activité maritime

Sur le site de suivi des bateaux, et en étant connecté à votre compte, choisissez un navire dans le port ou à proximité. Allez dans son historique pour relever les dernières positions et placez les dans ce fichier CSV ; intégrez le relevé dans QGIS

II. Construire une représentation cartographique

Cette partie du devoir est individuelle.

À partir du travail réalisé avec QGIS, construisez sur feuille une représentation graphique de cet espace sous forme de schéma ou sous forme de croquis. La légende devra être organisé et donnera du sens aux dynamiques spatiales.

III. Répondre à la problématique

Sur votre production, indiquez l’endroit proposé pour placer l’écoquartier. Justifiez votre choix avec un paragraphe argumenté.

 

Effets de verticalisation sur la route mandarine

Ces quelques images ont été prisés sur les débuts de la Route mandarine, la grande voie qui reliait Saigon à Hanoi et qu’a narrée Dorgelès, ou plus modestement pour mon quotidien le centre ville de Ho Chi Minh Ville au Lycée français. C’est en effet dans cette direction que se trouve l’un des grands axes de développement de la ville, ainsi que nous l’avons mis en valeur avec les 2nde C. La route mandarine, ou plutôt la Xa lộ Hà Nội aujourd’hui se déroule comme un ruban en perpétuelle mutation, semant sur son chemin d’innombrable chantiers qui verticalisent peu à peu le paysage et le mode de vie. C’est aussi sur cet axe qu’est construit la première ligne de métro, qui sera souterraine en centre ville puis aérienne jusqu’à sa destination finale, et dont l’ouverture est prévue pour 2020. Et chaque jour on suit la lent avancement des énormes grues arachnéennes jaunes qui tissent leur toile linéaire.

Casablanca : de l’espace vécu à l’espace monde avec QGIS [2nde – projet SaigonCasa]

Ce billet sera mis à jour en fonction de l’avancée des travaux avec les élèves.

En parallèle de ce qui a été fait à Hô Chi Minh Ville, les élèves de Casablanca, sous la direction de Mathieu Merlet, ont travaillé sur les mobilités à différentes échelles et sur les strates historiques

Dimension historique

Casablanca est une ville dont le site est occupé depuis le XIIe siècle mais sa configuration actuelle date du XXe siècle en liaison avec l’explosion démographique qu’a connue la ville depuis les années 1910.

Avec l’usage de la superposition dans GoogleEarth, on obtient des fichiers kml envoyés dans QGIS :

Les mobilités

OursinL’oursin réalisé pour représenter les mobilités des élèves, montre des mouvements convergeant vers le centre historique, juste à la bordure du Casablanca de 1908. En effet, les travaux du lycée actuel débutent en 1959, boulevard Ziraoui dans le quartier Bourgogne, à l’emplacement de l’ancien camp militaire Turpin, et il sera inauguré en 1963. En 1965, le lycée annexe l’ancien camp militaire voisin, Beaulieu, alors déjà doté de quelques installations sportives. Une partie de l’échantillon retenu vit d’ailleurs dans l’aire de la ville de 1942. Il y a donc, tout comme à Hô Chi Minh Ville, une permanence des dynamiques spatiales et de la centralité à travers les siècles.

Toutefois, l’oursin réalisé à Hô Chi Minh Ville montre un mouvement opposé, puisque les élèves quittent le centre vers la périphérie depuis l’ouverture du nouvel établissement en 2010.

Varier les échelles pour comprendre les dynamiques spatiales

Le suivi des bateaux réalisés en binôme par les élèves de Casablanca et Hô Chi Minh Ville permet d’inscrire la ville dans les flux mondiaux. En ajoutant les réseaux aériens, on obtient l’image d’une ville inscrite dans les flux de la mondialisation.

La représentation spatiale

Le travail réalisé avec QGIS sert de base pour réfléchir sur la manière de représenter l’espace en structurant l’information. Cela permet d’aboutir à une production qui rend compte des dynamiques spatiales. La charte graphique est la même que celle de la production qui concerne Ho Chi Minh Ville, de manière à renforcer la cohérence du projet SaigonCasa.

 

La question des ressources alimentaires : le cas du Burkina Faso [5e – Géographie]

Introduction

Notre étude va porter sur le Burkina Faso. Commencez par présenter rapidement ce pays en un paragraphe. Pour ce type de question, on repérera :

  • la situation géographique
  • le contexte bio-climatique
  • la superficie
  • les démographie : nombre d’habitants, densité, croissance démographique..
  • autres indicateurs vus dans les leçons précédents.

Quels sites web déjà utilisés allez vous exploiter ?

Les ressources

  1. D’après le tableau des productions et les tableaux des importations et exportations de la FAO, déterminez quelles sont les principales productions du Burkina Faso.

 

2. Quelle est la place de l’agriculture dans l’économie ? Quelles cultures sont mises en valeur et pourquoi ? Comment le travail est-il effectué ?

L’insécurité alimentaire

Document 1 – une situation toujours précaire

Le Burkina Faso est exposé régulièrement à des catastrophes naturelles, comme les invasions acridiennes (2003-2004), les inondations très violentes notamment dans le nord du pays, les sécheresses qui induisent une insécurité alimentaire chronique, ou dernièrement la présence de grippe aviaire sur le territoire. En 2004 et 2007, de graves sécheresses ont causé une baisse significative de la production agricole (-16 %) accentuant l’insécurité alimentaire des populations rurales et entraînant un ralentissement de la croissance de la valeur ajoutée du secteur agricole (DGPSA, 2008). En 2009, les inondations ont fait plus de 173 226 sinistrés dans le secteur rural et à Ouagadougou.

Suivi des politiques agricoles et alimentaires en Afrique, Revue des politiques agricoles et alimentaires au Burkina Faso, Rapport pays, FAO 2013

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Ho Chi Minh-Ville : de l’espace vécu à l’espace monde avec QGIS [2nde – projet SaigonCasa]

Ce billet a été mis à jour au fur et à mesure de la progression du travail des élèves.

Après une première expérience menée en 2009 (avant le déménagement de l’établissement), je reprends cette année le thème de l’espace perçu comme base d’un croquis à construire dans le cadre du chapitre Aménager la ville de la classe de seconde. Cette fois, les élèves travaillent avec le logiciel libre QGIS pris en main dans le cadre du projet Saigon-Casa. De son côté, Mathieu Merlet s’occupe du croquis de Casablanca.

Positionner

La première étape a consisté à placer des repères dans Google Earth et à les transférer dans QGIS. Cette étape réalisée, on propose de travailler sur une description (pas encore une analyse) du résultat obtenu. Enfin, via l’application Oruxmaps qui permet l’export d’un kml en gpx, on réalise un “oursin” des déplacements domiciles – lycée pour visualiser différemment les résultats (avec le plugin RT QSpider dans QGIS).

 

Dimension historique

Il s’agit maintenant d’inscrire les dynamiques spatiales dans une perspective historique. Pour cela, on revient à Google Earth pour positionner des cartes à trois étapes de l’évolution de la ville : 1795, 1947 et 1968. Les étapes sont les suivantes :

Sélection_137

  • utilisation de la fonction de superposition d’image ; on oriente et on adapte l’échelle en utilisant la transparence
  • on trace le polygone correspondant
  • on exporte le polygone en fichier kml
  • on insère ce kml en couche vectoriel dans QGIS

 

Les cartes à utiliser :

MàJ – 22 avril 2016 :

On ajoutes les limites de la ville à trois époques

Répartis en groupes les élèves ont travaillé sur l’une des cartes. Puis, les fichiers kml ont été mutualisés afin que chacun puisse construire la carte de synthèse. Le résultat confirme celui observé en 2009 : un grand nombre de lieux jugés par les élèves importants pour la ville, ainsi qu’une bonne partie des lieux de leur vécu personnel se concentrent dans l’enceinte de la forteresse construite à la fin du XVIIIe siècle par les alliés français de l’empereur Nguyễn Phúc Ánh (Gia Long). On peut donc confirmer l’idée de la permanence d’un centre polarisant sur le long terme.

On ajoute ensuite les limites de la ville aux trois époques.

MàJ – 9 mai 2016 :

La ville aujourd’hui

Sélection_188Dans l’étape suivante, les élèves ont été répartis par groupe de 2 ou trois pour rechercher les éléments suivant et préparer des kml avec Google Earth : axes de communication, voies ferroviaires, métro, projet d’aéroport, limites de la ville aujourd’hui, quartiers résidentiels fortement verticalisés construits et en construction, infrastructures portuaires et parcs industriels.

Les fichiers kml sont déposés dans l’ENT afin que chacun puisse les récupérer et agréger l’information avec QGIS. On obtient donc une vision globale des éléments qui dessinent les dynamiques spatiales. On utilise l’outil “Créer des groupes” pour organiser les couches.

Varier les échelles pour comprendre les dynamiques spatiales

Il convient à présent de donner du sens à cet amas d’information, puisque c’est finalement le rôle de la Géographie. Pour cela, il faut varier les échelles et repartir du premier constat qui avait fait avec le travail sur l’espace perçu/vécu.

Une inscription dans l’espace monde

Sélection_192On peut continuer la transformation d’échelle en ajoutant trois éléments dans QGIS :

C’est ici le rôle de Vũng Tàu et de l’espace qui se déploie jusqu’à l’embouchure du fleuve Đồng Nai qui apparaît clairement comme l’interface reliant la ville au monde, que ce soit pour les marchandises ou les flux d’information.

À l’échelle mondiale, Hô Chi Minh-Ville se retrouve connecté par tous ces flux au monde entier. On remarquera bien sûr la concordance entre les câbles sou-marins et les trajets des bateaux :

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MàJ – 13 mai 2016 :

Représenter l’espace

En dernière phase de ce travail, les élèves ont réalisé un croquis, en initiation à l’exercice du baccalauréat. Un regard critique a été porté par l’ensemble de la classe sur les productions :

En guise de conclusion, on peut proposer ce croquis et un essai de schématisation réalisés avec Inkscape. Au delà du croquis, savoir réaliser rapidement un schéma efficace permet de travailler les connaissances et, reproduit dans un devoir comme une composition, il valorise grandement le travail !

Créer une capsule multimédia

Ce billet s’inscrit dans le cadre du projet Saigon-Casa et est destiné à une production réalisée par des élèves de seconde.

Une capsule est un fichier média – son ou vidéo – qui permet de présenter un exposé, un cours, un thèmes… de manière souvent rapide et claire, avec une vocation pédagogique.

La capsule audio

Elle se réalise très facilement avec le logiciel Audacity. Basiquement, il permet d’enregistrer du son : le travail est alors sauvegardé au format .au. Attention : ce format est un descriptif de projet et en lui même il ne contient aucun son (qui est stocké ailleurs). Lorsque le projet est terminé, on l’exporte au format .ogg (libre) ou .mp3 (non libre) pour le donner à écouter.

De nombreux tutoriels sont disponibles en ligne, comme ici ou .

Si on enregistre uniquement la voix, on pourra, dans le cadre d’un projet de classe et pour éviter un rendu monotone, donner au projet une forme dynamique : reportage, interview, poème déclamé, entretien, etc

Pour aller plus loin, on peux mixer du son : son d’ambiance, musique, etc. Il suffit pour cela d’ajouter une piste dans Audacity. Vous pouvez réaliser des enregistrement personnels avec un simple téléphone. Pour l’ambiance musicale, il faut choisir des œuvres libres, en ayant recours à des sites proposant des morceaux en Creative Commons (CC). Si la mention “by” est signalée, il faudra citer l’auteur. Quelques exemples : la section son des WikimediaCommons, Jamendo, la section CC de SoundCloud, Bensound (pas de CC mais une demande de citation), FreeMusicArchive ou encore Freesound.

Créer une capsule audio ne s’improvise pas. Il faut commencer par s’inspirer de ce qui se fait, par exemple en écoutant des émissions radio :

La capsule vidéo

La capsule vidéo ouvre encore plus de possibilité. On retiendra que dans le cadre du projet présent, on vise à réaliser une capsule courte mais efficace, ce qui est possible en 1mn30. L’opération se déroule en plusieurs étapes qui varient selon le fond choisi :

Vidéo

  • enregistrement  vidéo, par exemple un téléphone
  • montage avec Openshot (sous Linux)
  • sonorisation : on passe la vidéo son coupé et on enregistre le commentaire avec Audacity
  • éventuellement, on retravaille la bande son
  • on compile vidéo et bande son dans Openshot et on exporte, par exemple avec un encapsulage en .ogv (libre) ou .mp4 (non libre)
  • exportation sur une chaîne Youtube

Présentation

  • réalisation d’un diaporama, d’un Prezi, etc
  • usage d’un logiciel de screencasting, tel Kazam sous Linux (ou Camstudio sous Windows) pour enregistrer l’écran et le son : on commente sa présentation en la faisant défiler
  • si plusieurs prises ont été nécessaire, on réalise le montage avec Openshot
  • toujours dans Openshot, on exporte, par exemple avec un encapsulage en .ogv (libre) ou .mp4 (non libre)
  • exportation sur une chaîne Youtube

La pauvreté dans le monde [Géographie – 5e]

I. Approche mondiale

  1. Le programme de 6e nous a déjà permis d’aborder l’IDH. Rappelez sa définition.
  2. Un Système d’Information Géographique (SIG) est un outil qui permet de combiner des cartes et des données. Sur le SIG GeoClip WorldAtlas, faites afficher la carte de l’IDH mondial.
  3. Comment le monde semble-t-il organisé selon cette carte ?
  4. En quoi les documents des pages 281 à 283 nous donnent-ils une image plus réelle de la pauvreté ?
  5. Présentez l’indicateur proposé par la Banque Mondiale et commentez la carte.
  6. Avec le bouton “Davantage d’indicateurs”, faites apparaître une autre carte : justifiez votre choix et commentez la carte.
  7. La carte est donc un bon outil pour traduire la réalité, mais elle est toujours le résultat des choix réalisés par le cartographe. Revenez sur la carte de l’IDH de GeoClip. Dans la légende, cliquez sur “Options”. Puis, dans la boite “Options et réglages” qui apparaît, cliquez sur “Seuils manuels”. Avec l’outil qui apparaît, modifiez les seuils, c’est-à-dire les niveaux à partir desquels on change de couleur, en bougeant les petits curseurs.
  8. Pouvez vous ainsi construire des cartes qui semblent présenter une organisation du monde différente? Ces cartes sont-elles justes ou fausses ?

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Importer un fichier CSV dans QGIS 2.14

Introduction

L’objectif final est de produire une carte du trajet d’un navire avec le logiciel QGis, ici dans sa version 2.14. Pour cela, l’idée principale est simple : les points du déplacement du navire sont géolocalisés et enregistrés dans un fichier en format .CSV, lequel est ensuite importé. In fine, les données sont transformées en couche vectorielle.

Avertissement : ce tutoriel a été initialement réalisé par Mathieu Merlet. Les copies d’écrans proposées ci-dessous correspondent à l’utilisation de QGis 2.14 avec Ubuntu 14.04. Pour travailler avec les visuels sous Windows, téléchargez le tutoriel de M. Merlet au format PDF.

Géolocaliser les déplacements d’un bateau dans un fichier CSV

Le format CSV, Comma-separated values, est un format de fichier ouvert qui contient des données tabulaires séparées par des virgules. C’est un fichier texte où “chaque ligne du texte correspond à une ligne du tableau et les virgules correspondent aux séparations entre les colonnes. Les portions de texte séparées par une virgule correspondent ainsi aux contenus des cellules du tableau.” (Wikipedia) Toutefois, il est tout à fait possible de l’éditer et de le lire avec un tableur tel Calc de la suite LibreOffice.

Pour entrer les coordonnées du déplacement d’un bateau il faut se rendre sur le site MarineTraffic. On peut y créer un compte gratuitement, puis trouver un bateau dans le champ de recherche, ce qui permet d’accéder à la fiche de celui-ci. Dans la colonne de gauche, la zone “Latest position” permet d’accéder aux données à copier dans le fichier CSV ouvert avec un tableur. En haut de la page, pensez à ajouter le bateau à votre flotte pour le retrouver facilement (“Add to default fleet”). En cliquant sur le bouton rouge, on accède à la carte.

Importer les données du CSV

Importer un fichier CSV revient à ajouter une couche de texte délimité. Cela peut se faire de deux manières:

  • par l’icône en forme d’apostrophe du bandeau de gauche
  • par le menu du haut Couche / Ajouter une couche / Ajouter une couche de texte délimité

Une fenêtre intitulée “Créer une couche depuis un fichier à texte délimité (CSV)” s’ouvre alors. Il faut cliquer sur “Parcourir” pour aller chercher le fichier CSV voulu. Réglez les paramètres (cf image ci dessous), en vérifiant notamment que  le Champ X correspond à « Longitude » et que le Champ Y correspond à « Latitude ».

Cliquez ensuite sur « OK » pour faire apparaître la couche de points.

Du CSV au SHP

Pour pouvoir travailler cette couche il faut en faire une couche vectorielle. Pour cela, sélectionnez là dans la colonne de gauche. Par un clic droit accédez à “Enregistrer sous”. Choisissez le format “ESRI Shapefile”. Il ne reste plus qu’à créer le fichier en cliquant sur “Parcourir” puis OK.

Ensuite, par un clic droit sur la nouvelle couche qui apparaît (et qui est donc la couche vectorielle), faîtes un clic-droit pour accéder à la table attributaire : elle se loge sous la carte et on y retrouve toutes les donnés du fichier CSV !

L’espace proche : “carte d’identité” des mobilités

Objectifs

Cette séquence comporte un objectif disciplinaire pour faire de la Géographie et technique pour prendre en main deux logiciels incontournables :

  • objectif disciplinaire : construire une carte des mobilités personnelels dans la ville pour identifier les espaces liés au vécu et aux représentations de l’ensemble de la classe.
  • objectif technique : prendre en main GoogleEarth et QGis qui vous a été présenté.

Étape 1 – Des repères avec GoogleEarth

Sélection_080Ouvrir GoogleEarth. Dans la case de gauche appelé “Lieux”, créez trois sous dossiers :

  • DomicilePrenom
  • LieuxPersoPrenom
  • LieuxImportantsPrenom

Dans le premier, placez une épingle sur votre domicile.

Dans le second, placez 3 épingles sur les 3 lieux qui sont les plus importants pour vous dans la ville (loisirs, relations personnelles, …)

Dans le dernier, placez 3 épingles sur les trois lieux qui vous semblent les plus importants pour la ville elle-même (lieux politiques, économiques, représentatifs,…).

Attention : ne donnez pas de nom à vos épingles (seul les dossiers sont nommés).

Exporter chacun de ces dossiers par clic droit “Enregistrer le lieux sous”, ce qui vous donne donc trois fichiers en choisissant l’extension kml.

Attention : prenez l’habitude de créer un répertoire par projet. En effet, lorsqu’on enregistre un travail en cours avec QGis, il produit un fichier qui utilise les autres (à la manière du logiciel Audacity). Il faut donc conserver les fichiers de travail toujours au même endroit.

Sélection_099Alternative : on peut utiliser le service cartographie libre OpenStreetMap pour produire des fichiers kml. Pour cela, rendez-vous d’abord sur uMap, puis placez un marqueur pour votre domicile.

À gauche, appuyez sur l’icône de partage. Une fenêtre d’exportation s’ouvre, et choisissez kml dans le menu déroulant.

Reproduisez l’opération trois fois pour obtenir les trois fichiers requis.

Étape 2 – Transposer les repères dans QGis

Ouvrez QGis Desktop. Vous allez à présent intégrer les repères créés avec GoogleEarth : les fichiers kml nous servent de couche vectorielle. Pour ajouter une couche vectorielle, on clique sur l’icône du haut de la pile de gauche ou on utilise la combinaison [Ctrl] + [Maj] + [V]. On sélectionne ensuite le fichier kml via la boite de dialogue qui s’est ouverte. Vous voyez donc désormais les points préalablement placés sur GoogleEarth. Créer trois fichiers différents était nécessaire pour obtenir des points de couleur différente. Continue la lecture

Le transport au temps de la domination coloniale

Le transport au temps de la domination coloniale : un monde qui allait moins vite ?

Objectif

Il s’agit ici de réaliser des travaux sur les transports à l’époque coloniale. Ces travaux débouchent sur des productions pédagogiques destinées aux élèves de l’autre établissement. Après avoir choisi un sujet et commencé à rassembler de la documentation, il faut réfléchir à la production.

Les productions

On distinguera :

  • Le support : une capsule audio ou vidéo en général.
  • La forme : un discours pédagogique semble convenu, mais on peut aussi être créatif : reportage in situ, théâtre, narration poétique avec musique, etc. Ou pour aller plus loin : live tweet, …

À Hô Chi Minh-Ville

Thème : Le port de Saigon et le bâtiment des messageries Maritimes

Perspective de départ : mettre en valeur le rôle spatial, social et politique du bâtiment des messageries maritimes. Des plans anciens sont disponibles sur Virtual Saigon ; des photographies et témoignages sont à exploiter à partir de BelleIndochine.

Thème : L’histoire des Messageries maritimes

Perspective de départ : retracer l’Histoire des MM et de leurs lignes, en utilisant notamment l’Encyclopédie des MM . Travaillez sur les temps de transport, par exemple avec ce type de document.

Thème : voyager

Perspective de départ : utiliser les récits de voyages disponibles ici pour recréer l’ambiance, travailler la sociologie du regard, noter la perception du temps et de la distance, … Les récits sont nombreux, plusieurs groupes peuvent travailler sur ce thème.

Thème : les aléas des voyages

Perspective de départ : voyager peut-être un danger, comme le montrent ces rapports. Où rencontre-t-on ces problèmes, avec quelles conséquences, etc ? Continue la lecture

Syllabus SaigonCasa

Présentation

L’activité qui vous est proposée s’inscrit dans le cadre de l’AP. Elle vise à développer trois axes :

  • un travail disciplinaire sur les mobilités en géographie, en introduisant une dimension historique
  • une collaboration entre des classes de Casablanca et Hô Chi Minh Ville
  • se doter de compétences en géographie numérique et en création de capsules pédagogiques

Objectifs

Le programme proposé s’inscrit dans l’apprentissage des contenus (ce qu’il faut savoir) la maîtrise des capacités (ce qu’il faut savoir faire) prévus par le programme officiel, mais aussi à développer des compétences qui vous seront utiles pour toutes vos études.

À la fin de cette activité vous serez capables de :

1. Travailler de manière collaborative

  • entrer en contact avec un collaborateur
  • travailler en commun
  • transmettre des savoirs-faire

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