Casablanca : de l’espace vécu à l’espace monde avec QGIS [2nde – projet SaigonCasa]

Ce billet sera mis à jour en fonction de l’avancée des travaux avec les élèves.

En parallèle de ce qui a été fait à Hô Chi Minh Ville, les élèves de Casablanca, sous la direction de Mathieu Merlet, ont travaillé sur les mobilités à différentes échelles et sur les strates historiques

Dimension historique

Casablanca est une ville dont le site est occupé depuis le XIIe siècle mais sa configuration actuelle date du XXe siècle en liaison avec l’explosion démographique qu’a connue la ville depuis les années 1910.

Avec l’usage de la superposition dans GoogleEarth, on obtient des fichiers kml envoyés dans QGIS :

Les mobilités

OursinL’oursin réalisé pour représenter les mobilités des élèves, montre des mouvements convergeant vers le centre historique, juste à la bordure du Casablanca de 1908. En effet, les travaux du lycée actuel débutent en 1959, boulevard Ziraoui dans le quartier Bourgogne, à l’emplacement de l’ancien camp militaire Turpin, et il sera inauguré en 1963. En 1965, le lycée annexe l’ancien camp militaire voisin, Beaulieu, alors déjà doté de quelques installations sportives. Une partie de l’échantillon retenu vit d’ailleurs dans l’aire de la ville de 1942. Il y a donc, tout comme à Hô Chi Minh Ville, une permanence des dynamiques spatiales et de la centralité à travers les siècles.

Toutefois, l’oursin réalisé à Hô Chi Minh Ville montre un mouvement opposé, puisque les élèves quittent le centre vers la périphérie depuis l’ouverture du nouvel établissement en 2010.

Varier les échelles pour comprendre les dynamiques spatiales

Le suivi des bateaux réalisés en binôme par les élèves de Casablanca et Hô Chi Minh Ville permet d’inscrire la ville dans les flux mondiaux. En ajoutant les réseaux aériens, on obtient l’image d’une ville inscrite dans les flux de la mondialisation.

La représentation spatiale

Le travail réalisé avec QGIS sert de base pour réfléchir sur la manière de représenter l’espace en structurant l’information. Cela permet d’aboutir à une production qui rend compte des dynamiques spatiales. La charte graphique est la même que celle de la production qui concerne Ho Chi Minh Ville, de manière à renforcer la cohérence du projet SaigonCasa.

La question des ressources alimentaires : le cas du Burkina Faso [5e – Géographie]

Introduction

Notre étude va porter sur le Burkina Faso. Commencez par présenter rapidement ce pays en un paragraphe. Pour ce type de question, on repérera :

  • la situation géographique
  • le contexte bio-climatique
  • la superficie
  • les démographie : nombre d’habitants, densité, croissance démographique..
  • autres indicateurs vus dans les leçons précédents.

Quels sites web déjà utilisés allez vous exploiter ?

Les ressources

  1. D’après le tableau des productions et les tableaux des importations et exportations de la FAO, déterminez quelles sont les principales productions du Burkina Faso.

 

2. Quelle est la place de l’agriculture dans l’économie ? Quelles cultures sont mises en valeur et pourquoi ? Comment le travail est-il effectué ?

L’insécurité alimentaire

Document 1 – une situation toujours précaire

Le Burkina Faso est exposé régulièrement à des catastrophes naturelles, comme les invasions acridiennes (2003-2004), les inondations très violentes notamment dans le nord du pays, les sécheresses qui induisent une insécurité alimentaire chronique, ou dernièrement la présence de grippe aviaire sur le territoire. En 2004 et 2007, de graves sécheresses ont causé une baisse significative de la production agricole (-16 %) accentuant l’insécurité alimentaire des populations rurales et entraînant un ralentissement de la croissance de la valeur ajoutée du secteur agricole (DGPSA, 2008). En 2009, les inondations ont fait plus de 173 226 sinistrés dans le secteur rural et à Ouagadougou.

Suivi des politiques agricoles et alimentaires en Afrique, Revue des politiques agricoles et alimentaires au Burkina Faso, Rapport pays, FAO 2013

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Ho Chi Minh-Ville : de l’espace vécu à l’espace monde avec QGIS [2nde – projet SaigonCasa]

Ce billet a été mis à jour au fur et à mesure de la progression du travail des élèves.

Après une première expérience menée en 2009 (avant le déménagement de l’établissement), je reprends cette année le thème de l’espace perçu comme base d’un croquis à construire dans le cadre du chapitre Aménager la ville de la classe de seconde. Cette fois, les élèves travaillent avec le logiciel libre QGIS pris en main dans le cadre du projet Saigon-Casa. De son côté, Mathieu Merlet s’occupe du croquis de Casablanca.

Positionner

La première étape a consisté à placer des repères dans Google Earth et à les transférer dans QGIS. Cette étape réalisée, on propose de travailler sur une description (pas encore une analyse) du résultat obtenu. Enfin, via l’application Oruxmaps qui permet l’export d’un kml en gpx, on réalise un « oursin » des déplacements domiciles – lycée pour visualiser différemment les résultats (avec le plugin RT QSpider dans QGIS).

 

Dimension historique

Il s’agit maintenant d’inscrire les dynamiques spatiales dans une perspective historique. Pour cela, on revient à Google Earth pour positionner des cartes à trois étapes de l’évolution de la ville : 1795, 1947 et 1968. Les étapes sont les suivantes :

Sélection_137

  • utilisation de la fonction de superposition d’image ; on oriente et on adapte l’échelle en utilisant la transparence
  • on trace le polygone correspondant
  • on exporte le polygone en fichier kml
  • on insère ce kml en couche vectoriel dans QGIS

 

Les cartes à utiliser :

MàJ – 22 avril 2016 :

On ajoutes les limites de la ville à trois époques

Répartis en groupes les élèves ont travaillé sur l’une des cartes. Puis, les fichiers kml ont été mutualisés afin que chacun puisse construire la carte de synthèse. Le résultat confirme celui observé en 2009 : un grand nombre de lieux jugés par les élèves importants pour la ville, ainsi qu’une bonne partie des lieux de leur vécu personnel se concentrent dans l’enceinte de la forteresse construite à la fin du XVIIIe siècle par les alliés français de l’empereur Nguyễn Phúc Ánh (Gia Long). On peut donc confirmer l’idée de la permanence d’un centre polarisant sur le long terme.

On ajoute ensuite les limites de la ville aux trois époques.

MàJ – 9 mai 2016 :

La ville aujourd’hui

Sélection_188Dans l’étape suivante, les élèves ont été répartis par groupe de 2 ou trois pour rechercher les éléments suivant et préparer des kml avec Google Earth : axes de communication, voies ferroviaires, métro, projet d’aéroport, limites de la ville aujourd’hui, quartiers résidentiels fortement verticalisés construits et en construction, infrastructures portuaires et parcs industriels.

Les fichiers kml sont déposés dans l’ENT afin que chacun puisse les récupérer et agréger l’information avec QGIS. On obtient donc une vision globale des éléments qui dessinent les dynamiques spatiales. On utilise l’outil « Créer des groupes » pour organiser les couches.

Varier les échelles pour comprendre les dynamiques spatiales

Il convient à présent de donner du sens à cet amas d’information, puisque c’est finalement le rôle de la Géographie. Pour cela, il faut varier les échelles et repartir du premier constat qui avait fait avec le travail sur l’espace perçu/vécu.

Une inscription dans l’espace monde

Sélection_192On peut continuer la transformation d’échelle en ajoutant deux éléments dans QGIS :

  • les trajets des bateaux réalisés par les élèves. On aperçoit d’ailleurs deux vaisseaux remontant le fleuve puis à quai dans les infrastructures portuaires relevées.
  • les câbles et points d’accès internet grâce à un fichier produit par Mathieu Merlet.

C’est ici le rôle de Vũng Tàu et de l’espace qui se déploie jusqu’à l’embouchure du fleuve Đồng Nai qui apparaît clairement comme l’interface reliant la ville au monde, que ce soit pour les marchandises ou les flux d’information.

À l’échelle mondiale, Hô Chi Minh-Ville se retrouve connecté par tous ces flux au monde entier. On remarquera bien sûr la concordance entre les câbles sou-marins et les trajets des bateaux :

Sélection_194

MàJ – 13 mai 2016 :

Représenter l’espace

En dernière phase de ce travail, les élèves ont réalisé un croquis, en initiation à l’exercice du baccalauréat. Un regard critique a été porté par l’ensemble de la classe sur les productions :

En guise de conclusion, on peut proposer ce croquis et un essai de schématisation réalisés avec Inkscape. Au delà du croquis, savoir réaliser rapidement un schéma efficace permet de travailler les connaissances et, reproduit dans un devoir comme une composition, il valorise grandement le travail !

Créer une capsule multimédia

Ce billet s’inscrit dans le cadre du projet Saigon-Casa et est destiné à une production réalisée par des élèves de seconde.

Une capsule est un fichier média – son ou vidéo – qui permet de présenter un exposé, un cours, un thèmes… de manière souvent rapide et claire, avec une vocation pédagogique.

La capsule audio

Elle se réalise très facilement avec le logiciel Audacity. Basiquement, il permet d’enregistrer du son : le travail est alors sauvegardé au format .au. Attention : ce format est un descriptif de projet et en lui même il ne contient aucun son (qui est stocké ailleurs). Lorsque le projet est terminé, on l’exporte au format .ogg (libre) ou .mp3 (non libre) pour le donner à écouter.

De nombreux tutoriels sont disponibles en ligne, comme ici ou .

Si on enregistre uniquement la voix, on pourra, dans le cadre d’un projet de classe et pour éviter un rendu monotone, donner au projet une forme dynamique : reportage, interview, poème déclamé, entretien, etc

Pour aller plus loin, on peux mixer du son : son d’ambiance, musique, etc. Il suffit pour cela d’ajouter une piste dans Audacity. Vous pouvez réaliser des enregistrement personnels avec un simple téléphone. Pour l’ambiance musicale, il faut choisir des œuvres libres, en ayant recours à des sites proposant des morceaux en Creative Commons (CC). Si la mention « by » est signalée, il faudra citer l’auteur. Quelques exemples : la section son des WikimediaCommons, Jamendo, la section CC de SoundCloud, Bensound (pas de CC mais une demande de citation), FreeMusicArchive ou encore Freesound.

Créer une capsule audio ne s’improvise pas. Il faut commencer par s’inspirer de ce qui se fait, par exemple en écoutant des émissions radio :

La capsule vidéo

La capsule vidéo ouvre encore plus de possibilité. On retiendra que dans le cadre du projet présent, on vise à réaliser une capsule courte mais efficace, ce qui est possible en 1mn30. L’opération se déroule en plusieurs étapes qui varient selon le fond choisi :

Vidéo

  • enregistrement  vidéo, par exemple un téléphone
  • montage avec Openshot (sous Linux)
  • sonorisation : on passe la vidéo son coupé et on enregistre le commentaire avec Audacity
  • éventuellement, on retravaille la bande son
  • on compile vidéo et bande son dans Openshot et on exporte, par exemple avec un encapsulage en .ogv (libre) ou .mp4 (non libre)
  • exportation sur une chaîne Youtube

Présentation

  • réalisation d’un diaporama, d’un Prezi, etc
  • usage d’un logiciel de screencasting, tel Kazam sous Linux (ou Camstudio sous Windows) pour enregistrer l’écran et le son : on commente sa présentation en la faisant défiler
  • si plusieurs prises ont été nécessaire, on réalise le montage avec Openshot
  • toujours dans Openshot, on exporte, par exemple avec un encapsulage en .ogv (libre) ou .mp4 (non libre)
  • exportation sur une chaîne Youtube

La pauvreté dans le monde [Géographie – 5e]

I. Approche mondiale

  1. Le programme de 6e nous a déjà permis d’aborder l’IDH. Rappelez sa définition.
  2. Un Système d’Information Géographique (SIG) est un outil qui permet de combiner des cartes et des données. Sur le SIG GeoClip WorldAtlas, faites afficher la carte de l’IDH mondial.
  3. Comment le monde semble-t-il organisé selon cette carte ?
  4. En quoi les documents des pages 281 à 283 nous donnent-ils une image plus réelle de la pauvreté ?
  5. Présentez l’indicateur proposé par la Banque Mondiale et commentez la carte.
  6. Avec le bouton « Davantage d’indicateurs », faites apparaître une autre carte : justifiez votre choix et commentez la carte.
  7. La carte est donc un bon outil pour traduire la réalité, mais elle est toujours le résultat des choix réalisés par le cartographe. Revenez sur la carte de l’IDH de GeoClip. Dans la légende, cliquez sur « Options ». Puis, dans la boite « Options et réglages » qui apparaît, cliquez sur « Seuils manuels ». Avec l’outil qui apparaît, modifiez les seuils, c’est-à-dire les niveaux à partir desquels on change de couleur, en bougeant les petits curseurs.
  8. Pouvez vous ainsi construire des cartes qui semblent présenter une organisation du monde différente? Ces cartes sont-elles justes ou fausses ?

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Importer un fichier CSV dans QGIS 2.14

Introduction

L’objectif final est de produire une carte du trajet d’un navire avec le logiciel QGis, ici dans sa version 2.14. Pour cela, l’idée principale est simple : les points du déplacement du navire sont géolocalisés et enregistrés dans un fichier en format .CSV, lequel est ensuite importé. In fine, les données sont transformées en couche vectorielle.

Avertissement : ce tutoriel a été initialement réalisé par Mathieu Merlet. Les copies d’écrans proposées ci-dessous correspondent à l’utilisation de QGis 2.14 avec Ubuntu 14.04. Pour travailler avec les visuels sous Windows, téléchargez le tutoriel de M. Merlet au format PDF.

Géolocaliser les déplacements d’un bateau dans un fichier CSV

Le format CSV, Comma-separated values, est un format de fichier ouvert qui contient des données tabulaires séparées par des virgules. C’est un fichier texte où « chaque ligne du texte correspond à une ligne du tableau et les virgules correspondent aux séparations entre les colonnes. Les portions de texte séparées par une virgule correspondent ainsi aux contenus des cellules du tableau. » (Wikipedia) Toutefois, il est tout à fait possible de l’éditer et de le lire avec un tableur tel Calc de la suite LibreOffice.

Pour entrer les coordonnées du déplacement d’un bateau il faut se rendre sur le site MarineTraffic. On peut y créer un compte gratuitement, puis trouver un bateau dans le champ de recherche, ce qui permet d’accéder à la fiche de celui-ci. Dans la colonne de gauche, la zone « Latest position » permet d’accéder aux données à copier dans le fichier CSV ouvert avec un tableur. En haut de la page, pensez à ajouter le bateau à votre flotte pour le retrouver facilement (« Add to default fleet »). En cliquant sur le bouton rouge, on accède à la carte.

Importer les données du CSV

Importer un fichier CSV revient à ajouter une couche de texte délimité. Cela peut se faire de deux manières:

  • par l’icône en forme d’apostrophe du bandeau de gauche
  • par le menu du haut Couche / Ajouter une couche / Ajouter une couche de texte délimité

Une fenêtre intitulée « Créer une couche depuis un fichier à texte délimité (CSV) » s’ouvre alors. Il faut cliquer sur « Parcourir » pour aller chercher le fichier CSV voulu. Réglez les paramètres (cf image ci dessous), en vérifiant notamment que  le Champ X correspond à « Longitude » et que le Champ Y correspond à « Latitude ».

Cliquez ensuite sur « OK » pour faire apparaître la couche de points.

Du CSV au SHP

Pour pouvoir travailler cette couche il faut en faire une couche vectorielle. Pour cela, sélectionnez là dans la colonne de gauche. Par un clic droit accédez à « Enregistrer sous ». Choisissez le format « ESRI Shapefile ». Il ne reste plus qu’à créer le fichier en cliquant sur « Parcourir » puis OK.

Ensuite, par un clic droit sur la nouvelle couche qui apparaît (et qui est donc la couche vectorielle), faîtes un clic-droit pour accéder à la table attributaire : elle se loge sous la carte et on y retrouve toutes les donnés du fichier CSV !

L’espace proche : “carte d’identité” des mobilités

Objectifs

Cette séquence comporte un objectif disciplinaire pour faire de la Géographie et technique pour prendre en main deux logiciels incontournables :

  • objectif disciplinaire : construire une carte des mobilités personnelels dans la ville pour identifier les espaces liés au vécu et aux représentations de l’ensemble de la classe.
  • objectif technique : prendre en main GoogleEarth et QGis qui vous a été présenté.

Étape 1 – Des repères avec GoogleEarth

Sélection_080Ouvrir GoogleEarth. Dans la case de gauche appelé « Lieux », créez trois sous dossiers :

  • DomicilePrenom
  • LieuxPersoPrenom
  • LieuxImportantsPrenom

Dans le premier, placez une épingle sur votre domicile.

Dans le second, placez 3 épingles sur les 3 lieux qui sont les plus importants pour vous dans la ville (loisirs, relations personnelles, …)

Dans le dernier, placez 3 épingles sur les trois lieux qui vous semblent les plus importants pour la ville elle-même (lieux politiques, économiques, représentatifs,…).

Attention : ne donnez pas de nom à vos épingles (seul les dossiers sont nommés).

Exporter chacun de ces dossiers par clic droit « Enregistrer le lieux sous », ce qui vous donne donc trois fichiers en choisissant l’extension kml.

Attention : prenez l’habitude de créer un répertoire par projet. En effet, lorsqu’on enregistre un travail en cours avec QGis, il produit un fichier qui utilise les autres (à la manière du logiciel Audacity). Il faut donc conserver les fichiers de travail toujours au même endroit.

Sélection_099Alternative : on peut utiliser le service cartographie libre OpenStreetMap pour produire des fichiers kml. Pour cela, rendez-vous d’abord sur uMap, puis placez un marqueur pour votre domicile.

À gauche, appuyez sur l’icône de partage. Une fenêtre d’exportation s’ouvre, et choisissez kml dans le menu déroulant.

Reproduisez l’opération trois fois pour obtenir les trois fichiers requis.

Étape 2 – Transposer les repères dans QGis

Ouvrez QGis Desktop. Vous allez à présent intégrer les repères créés avec GoogleEarth : les fichiers kml nous servent de couche vectorielle. Pour ajouter une couche vectorielle, on clique sur l’icône du haut de la pile de gauche ou on utilise la combinaison [Ctrl] + [Maj] + [V]. On sélectionne ensuite le fichier kml via la boite de dialogue qui s’est ouverte. Vous voyez donc désormais les points préalablement placés sur GoogleEarth. Créer trois fichiers différents était nécessaire pour obtenir des points de couleur différente. Lire la suite

Le transport au temps de la domination coloniale

Le transport au temps de la domination coloniale : un monde qui allait moins vite ?

Objectif

Il s’agit ici de réaliser des travaux sur les transports à l’époque coloniale. Ces travaux débouchent sur des productions pédagogiques destinées aux élèves de l’autre établissement. Après avoir choisi un sujet et commencé à rassembler de la documentation, il faut réfléchir à la production.

Les productions

On distinguera :

  • Le support : une capsule audio ou vidéo en général.
  • La forme : un discours pédagogique semble convenu, mais on peut aussi être créatif : reportage in situ, théâtre, narration poétique avec musique, etc. Ou pour aller plus loin : live tweet, …

À Hô Chi Minh-Ville

Thème : Le port de Saigon et le bâtiment des messageries Maritimes

Perspective de départ : mettre en valeur le rôle spatial, social et politique du bâtiment des messageries maritimes. Des plans anciens sont disponibles sur Virtual Saigon ; des photographies et témoignages sont à exploiter à partir de BelleIndochine.

Thème : L’histoire des Messageries maritimes

Perspective de départ : retracer l’Histoire des MM et de leurs lignes, en utilisant notamment l’Encyclopédie des MM . Travaillez sur les temps de transport, par exemple avec ce type de document.

Thème : voyager

Perspective de départ : utiliser les récits de voyages disponibles ici pour recréer l’ambiance, travailler la sociologie du regard, noter la perception du temps et de la distance, … Les récits sont nombreux, plusieurs groupes peuvent travailler sur ce thème.

Thème : les aléas des voyages

Perspective de départ : voyager peut-être un danger, comme le montrent ces rapports. Où rencontre-t-on ces problèmes, avec quelles conséquences, etc ? Lire la suite

Syllabus SaigonCasa

Présentation

L’activité qui vous est proposée s’inscrit dans le cadre de l’AP. Elle vise à développer trois axes :

  • un travail disciplinaire sur les mobilités en géographie, en introduisant une dimension historique
  • une collaboration entre des classes de Casablanca et Hô Chi Minh Ville
  • se doter de compétences en géographie numérique et en création de capsules pédagogiques

Objectifs

Le programme proposé s’inscrit dans l’apprentissage des contenus (ce qu’il faut savoir) la maîtrise des capacités (ce qu’il faut savoir faire) prévus par le programme officiel, mais aussi à développer des compétences qui vous seront utiles pour toutes vos études.

À la fin de cette activité vous serez capables de :

1. Travailler de manière collaborative

  • entrer en contact avec un collaborateur
  • travailler en commun
  • transmettre des savoirs-faire

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IBM à Nice-Meridia : éléments de correction pour la tâche complexe

Pour répondre à la problématique posée par la tâche complexe concernant l’installation de la société IBM France à Nice-Meridia, il convient de procéder avec méthode. Avant de se lancer dans une recherche web, il faut d’abord mobiliser les connaissances et de mettre à profit les outils utilisés en cours.

Mobiliser les connaissances

L’évocation du sujet permet de mobiliser rapidement connaissances et exemples vus en cours. L’usage d’une carte mentale peut être utile :

IBM_Nice_Meridia

Les outils en ligne

On utilisera les outils en ligne auxquels on a régulièrement recours. On commencera avec Géoportail, pour faire apparaître :

  • les transports aériens et ferroviaires : on remarque alors, à l’est, une gare maritime
  • les transports routiers : on aperçoit l’autoroute A8, qui dispose d’une page Wikipedia. Elle permet de faire le lien entre la région d’Aix-Marseille à l’ouest, donc ensuite vers le Nord et toute la vallée du Rhône vers Lyon, et au delà vers Paris ; et, à l’est, vers Menton, donc la frontière avec l’Italie.
  • l’occupation du sol il y a quelques décennies : une photographie aérienne de 1970 nous montre la vocation agricole traditionnelle de la vallée du Var.

OpenStreetMap nous permet de visualiser d’autres informations, comme les lignes maritimes vers la Corse, et de calculer des temps de trajet en automobile, par exemple pour aller à Paris. Mais les limites de la communes nous montrent que le projet est bien un projet Niçois, ce qui fait de cette collectivité territoriale un acteur majeur de l’aménagement à l’étude.

En changeant d’échelle, une élève a eu la très bonne idée de comparer le temps de trajet de Méridia vers le centre-ville en fonction du moyen de locomotion : OSM nous donne 10 mn en voiture, alors que le site du tramway, qui propose des informations sur la prochaine ligne Est-Ouest, indique qu’il faudra compter environ 27 mn. Malgré les promesses d’un « éco-parc », la voiture semble encore favorisée…

On termine la question des mobilité avec le train avec une réservation sur le site de la SNCF et l’avion avec un service de type Opodo. On est donc à 2 heures d’avion de Londres et 5h37 de train de Paris.

Enfin, Google Earth (ou Map) permet de repérer les détails et de mieux saisir la réalité du terrain.

À l’issu de ces deux premières phases, on a donc déjà une bonne idée de la question : une entreprise internationale choisit un haut lieu du tourisme azuréen, dans un espace nouveau conquis sur les terres agricoles, au cœur de mobilités nationales et internationales. Il est temps d’approfondir pour préciser les enjeux avec une recherche web.

La recherche web

Outre les deux sites proposé on tirera des informations sur quelques autres sites :

Les aménagements de l’éco-vallée : http://www.lefigaro.fr/immobilier/2012/03/16/05002-20120316ARTFIG00615-nice-lance-son-quartier-dedie-a-la-croissance-verte.php

Le site officiel de la France du très haut débit, proposant des informations sur les projets en cours : http://www.francethd.fr/suivi-du-plan/la-carte-des-projets.html

On peut compléter avec la cartographie de l’observatoire, qui montre d’ailleurs une grande inégalité de débit à Nice : http://observatoire.francethd.fr/#

Une critique économique, car moins d’emploi, la vitrine technologique délocalisée à Paris et beaucoup trop de réduction fiscale : http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/perenite-dibm-en-sursis-dans-les-alpes-maritimes/

Une critique contre le gaspillage des terres agricoles : http://reporterre.net/Pres-de-Nice-un-immense-gaspillage

Même si quelques activités agricoles seront préservées : http://www.ecovallee-plaineduvar.fr/les-enjeux/economie-et-emploi/eco-vallee-une-terre-d-entreprises/l-agriculture

Le texte

Un accès au très Haut Débit incomplet
Un accès au très Haut Débit incomplet

Le déménagement d’IBM France de La Gaude a Nice, représente un déplacement court mais pose des problématiques importantes dans le cadre de la recomposition des espaces productifs. L’entreprise américaine liée aux nouvelles technologies opère ici un redéploiement en restant dans l’ancienne France industrielle délimitée par la ligne Le Havre – Marseille. Toutefois, l’industrie actuelle ne dépendant plus des matières premières, elle a surtout besoin de main d’œuvre qualifiée qu’elle entend attirer ou conserver par le cadre de vie du littoral méditerranéen, avec un port de plaisance comme à Brest Iroise, intégré à une métropole régionale dotée de tous les services et agréable à vivre. C’est également un département au projet avancé, mais non terminé, dans le cadre de la France du « très haut débit ». De plus, le concept d’éco-vallée et le futur Tramway ajoutent une touche environnementale non négligeable pour l’attractivité. L’intégration à l’éco parc Médiria entend aussi bénéficier du dynamisme porté par la présence d’autres grandes entreprises comme EDF. Comme à Saclay, l’interaction des acteurs, entreprises privées, établissement d’enseignement et collectivités territoriales, a vocation à alimenter une synergie propice à la constitution d’un espace productif moderne. Les mobilités ont aussi leur rôle à jouer : la facilité d’accès à la gare TGV ou à l’aéroport international fond de Méridia un espace intégré : Paris est à un peu plus de 5h30 de train et Londres n’est qu’à deux heures d’avion. L’autoroute permet également gagner Marseille ou l’Italie très rapidement.

Toutefois, cette mutation pose aussi des problèmes. Tout d’abord, certains emplois seront supprimés, d’autres relocalisés à Paris, renforçant ici encore la centralité de la capitale. D’autre part, l’étiquette « éco » est parfois dénoncée car de nombreuses terres agricoles de cette fertile vallée du Var ont été sacrifiées, et au vue de l’importance que la voiture semble encore avoir pour les différentes mobilité puisque le Tramway tarde à venir et sera moins rapide pour rejoindre le centre de Nice.

Le schéma de synthèse

IBM_Meridia_Schema3

 

 

Tâche complexe en Géographie : l’installation d’IBM à Nice Meridia [1ères L&ES]

Ce devoir est une tâche complexe à l’issue des leçons 2.3 et 2.4 du programme de Géographie. Vous devrez combiner connaissances et capacités mises en œuvre en classe pour répondre à la problématique proposée. Les compétences attendues, et qui seront évaluées, sont les suivantes :

  • réaliser une représentation graphique mettant en relation des espaces et explicitant des dynamiques
  • rédiger un texte démonstratif et argumenté qui répond clairement à la problématique

Problématique : Quels sont les enjeux liés à l’installation d’IBM France à Nice Meridia  ?

Consigne : Vous commencerez à travailler à partir des conseils et documents de départ proposés ci-dessous et élargirez votre recherche à votre guise. Vous devrez produire :

  • un texte démonstratif de 300 mots (+/- 10%) pour répondre à la problématique. Il sera au format PDF et déposé dans l’ENT (HG-1LES/Geographie/TacheComplexe). Ce texte peut intégrer des documents pertinents (comme des cartes bien sûr) sous forme de captures d’écran. Il doit être bien structuré en plusieurs paragraphe et construit comme une démonstration qui confronte tous les arguments. Il intègre à la fin la liste de l’ensemble des ressources utilisées (hors comptage des mots).
  • un schéma, réalisé au crayon de couleurs, à l’image de ce qui a été fait pour Nœux les Mines, Saclay ou Roissy, pour expliquer pourquoi IBM a fait ce choix, en relation avec les espaces productifs et les mobilités à différentes échelles. Ce n’est donc pas un simple plan qu’il faut produire, mais bien une représentation qui propose une réflexion sur les dynamiques spatiales. N’oubliez pas de proposer une légende organisée et un titre significatif. Le tout doit compléter le texte.

Conseils :

  • Organisez votre travail en plusieurs axes :
    • localisez
    • définissez l’aménagement, ses rôles
    • identifiez les différents acteurs
    • expliquez les enjeux à différentes échelles, tant dans le cadre des espaces productifs que celui des mobilités
    • posez les aspects négatifs, notamment en termes environnementaux et sociaux
  • pensez à bien utiliser toutes les ressources ligne:
    • les cartes
    • les globes virtuels
    • les moteurs de recherche généraux mais aussi ceux des journaux

Documents de départ

L‘annonce dans le journal Nice-Matin et la page Nice Meridia sur le site de l’éco-vallée

La pose de la première pierre

Localisation

See full screen

 

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Les inégalités devant les risques : la tempête Xynthia (5e)

Un événement dramatique

1. Que nous apprennent cette vidéo et cette page de photographies sur les manifestations et les conséquences de la tempête ?

2. Quelles sont les régions les plus touchées ? Quelles furent les conséquences selon cet article ?

 

Comprendre : un phénomène naturel

Que nous apprennent ces documents sur l’origine de la tempête ? Pourquoi est-ce à la fois un phénomène brutal mais en même temps naturel ?

Xynthia_animated_smallUn météorologue explique pourquoi Xynthia a été beaucoup plus violente qu’une tempête hivernale ordinaire.

La tempête Xynthia, qui a traversé la France d’ouest en est au cours du week-end, est l’une des plus puissantes qu’ait connue le pays depuis 1999 avec des pointes de vent à 160 kilomètres/heure enregistrées dans l’île de Ré. Quatre départements (Vendée, Deux-Sèvres, Vienne et Charente-Maritime) ont été placés en vigilance rouge, le niveau le plus élevé du système d’alerte créé par Météo-France en 2001.

En Bretagne et sur la majeure partie du littoral atlantique, ces vents violents, conjugués à de très forts coefficients de marée, ont engendré une élévation du niveau de la mer de plus d’un mètre. «C’est ce phénomène, et non la pluie, qui a provoqué des inondations meurtrières en Charente-Maritime et en Vendée» où une digue s’est rompue, note Patrick Galois, ingénieur à Météo-France.

Pour ce spécialiste, Xynthia s’est formée «lorsque des vents froids d’altitude très puissants, les fameux jets streams, sont entrés en contact avec une masse d’air chaud située en basse couche» au milieu de l’Atlantique à environ 30° de latitude nord. La forte différence de température entre les deux masses d’air a généré le «creusement » d’un énorme tourbillon, ou dépression, qui s’est ensuite évacué vers le nord-est. Samedi, Xynthia frappait le Portugal puis l’Espagne avant de traverser la France en écharpe depuis les Pyrénées et la région Poitou-Charentes jusqu’en Champagne-Ardenne, en passant par le Centre et la Bourgogne.

«Ces tempêtes hivernales sont relativement courantes mais la plupart du temps, elles naissent beaucoup plus au nord au large de l’Islande et des îles Britanniques et n’atteignent pas une telle intensité, poursuit M. Galois . La violence de Xynthia provient du fait qu’elle s’est formée beaucoup plus au sud que d’habitude et qu’elle a mobilisé une très grande quantité d’air chaud.» Selon ce météorologue, le froid anticyclonique qui s’est abattu sur la France en janvier et février nous a protégés d’une grande partie de ces coups de vents.

Avec la tempête Klaus qui avait dévasté le Sud-Ouest en janvier 2009, Xynthia est le deuxième événement le plus violent survenu depuis les deux tempêtes exceptionnelles de décembre 1999, qui s’étaient abattues alternativement sur les deux moitiés du pays. «A priori, on ne peut faire aucun lien avec le changement climatique, conclut M. Galois. La tempête de ce week-end rentre dans la variabilité naturelle du climat.»

Lefigaro.fr, 1er mars 2010

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L’enjeu énergétique : le contre choc pétrolier [2nde – G3 – edc]

I. Travail préparatoire

Un numéro récent de Culturesmonde (France Culture, émission présentée par Florian Delorme) avait pour titre « De Moscou à Riyad : face au contre-choc pétrolier ». Alors que nous associons ce qu’on appelle la « crise des années 1970 » avec les chocs pétroliers de 1973 et 1979, l’époque actuelle est marquée depuis 2014 par une décroissance du prix du baril de pétrole, à tel point que certains parlent de « contre choc pétrolier ». Quelles sont les raisons et les conséquences d’un or noir à bas prix ?

Pour poser les première perspectives du cours, écoutez les 27 premières minutes de cette émission tout en prenant des notes (par exemple sous forme de carte mentale). Pour l’interrogation de début de cours les chiffres ne sont pas à retenir. [LIEN vers le site de l’émission si vous ne voyez pas le player]

II. Travaux de groupe

Il faut à présent explorer en cours les pistes proposés par le document d’introduction. Les recherches se font par groupe avec en perspective :

  • la rédaction d’un paragraphe de 200 mots (+/- 10%)
  • un mini exposé utilisant le support de votre choix

1. Pourquoi a-t-on parlé de « pic pétrolier » ?

En 2012, le premier ministre François Fillon évoque la situation énergétique :

Regardez cette explication de J-C Victor :

Pourquoi parle le premier ministre parle-t-il de pic pétrolier en 2009 ? Quelles en sont les conséquences pour l’État ? En observant l’évolution du prix de baril de pétrole, montrez que cette vision a pu être justifiée.

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Gestion des mots de passe

Un bon usage de sa machine passe par les mises à jours et ensuite par une gestion rigoureuse des mots de passe. Pour cela, il faut appliquer une méthode claire et rigoureuse. On pourra retenir trois niveaux :

Le mot de passe « casual »

Pour les services dont on peut faire un usage courant et généralisé sur de nombreuses machines, mais qui ne comportent aucune information personnelle, et qu’on peut même parfois partagé, on peut se contenter d’un mot de passe simple, facile à retenir, en utilisant de petites variantes selon les sites. Pensez par exemple à des combinaisons visuelles liées au clavier, comme efgy789.

Exemple d’usage : service de travail ponctuel comme Padlet

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Utiliser les suites visuelles de caractères

Le mot de passe fort à usage limité

Certains services requièrent une protection forte avec un usage sur un nombre limité de terminaux (un ou deux ordinateurs). Pour cela on peut utiliser un logiciel comme KeePassX (qui se trouve dans la logithèque d’Ubuntu) qui permet de centraliser des mots de passe complexe dans une base de donnés elle même chiffrée via un fichier.kdbx (qu’on ouvre donc avec un mot de Passe, le seul qu’il faille retenir : voir la section suivante). Au cas où, on peut placer ce fichier sur une clé USB avec une version portable de KeePass (pour Windows) pour pouvoir accéder à un service de manière ponctuelle sur une autre machine que la sienne. Voir un tutoriel complet ICI.

Exemple d’usage : accès à l’ENT

Générer et conserver un mot de passe avec KeePassX
Générer et conserver un mot de passe avec KeePassX

Le mot de passe fort multi terminal

En revanche, un problème se pose pour le mail par exemple, qu’on utilisera en général sur plusieurs terminaux, notamment mobile. Il n’est en effet pas nécessairement facile de recopier quelque chose comme Ðpªf£9Rò«&ÎÿàPí0oXu{ÀëOM?{1Å2³wý³²?ü¨z généré par KeePass ! Dans ce cas, on pourra requérir à une autre technique dite la passphrase – ou « phrase secrète » – qui consiste à construire une phrase facile à retenir, qui peut par exemple comprendre le titre d’une œuvre (« En2015jaiadoreStarOuare »). Une phrase peut en effet être quasiment impossible à casser avec une attaque par brute force. Certains recommandent également la technique du diceware qui consiste à tirer au sort des mots dans une liste via des lancés de dé. Voir un tutoriel complet ICI.

Exemple d’usage : mail

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