#FIG2015 Une cartographie sonore de la ville de Casablanca

Mon espace proche : de l’espace imaginé à l’espace vécu, une cartographie sonore de la ville de Casablanca

Cette présentation s’inscrit dans les ateliers TICE des parcours pédagogiques. Vous retrouverez l’ensemble des séquences, de manière détaillée et  accompagnées de leurs documents, dans la brochure éditée par la DNE.

Julien Meynet et Mathieu Merlet, du Lycée français Lyautey de Casablanca, nous proposent ici un beau projet. Il repose tout d’abord sur une démarche transdisciplinaire interdegré qui a mobilisé une vingtaine de classes, de la moyenne section à la terminale.

S’intéresser au son est légitime car c’est un objet d’études en sciences humaines, et Joël Chatelet fait lui même un lien entre territorialité et son. L’objectif est double : capter la signature sonore de la vielle et travailler sur l’imaginaire.

IMG_20151002_194912.resizedLes élèves ont parcouru la ville et collecté 240 sons. Ils avaient un protocole d’enregistrement et ont pu réaliser le travail avec un simple logiciel natif sous Android et un export au format MP3. Ensuite, les élèves étaient amenés à écouter un son qu’ils n’avaient pas eux même enregistré pour dire, décrire,  dessiner ce qu’ils entendaient. Les productions finales ont pu être très variées et incluaient des vidéos et des slams. Ensuite, chaque son a été localisé sur une carte avec une balise cliquable permettant de l’écouter et d’obtenir des informations et parfois la production liée. Tout ceci est visible sur le site tous-cartographes. Les différents sons sont également accessibles par thématique ou on peut se laisser guider dans des ballades sonores. En 2e année du projet, la carte peut être complétée et enrichie ; on peut aussi, par exemple en SES, travailler sur les inégalités que les sons peuvent traduire.

Sélection_074.resizedCe travail requiert une forme de technicité et le projet, réalisé dans le cadre d’une APP, a bénéficié de l’intervention d’un informaticien professionnel. Nos collègues nous proposent toutefois une méthode plus accessible avec Edugeo. En classe de 6e, le professeur peut avoir préparé 6 à 7 sons pour faire travailler l’imaginaire des élèves. On envisage ensuite une sortie sur le terrain après avoir confronté les productions de chacun. Cette sortie se prépare avec Edugeo dans lequel on peut localiser les sons. Il suffit pour cela d’utiliser une balise audio dans les informations liées au point, avec un lien vers des fichiers pouvant par exemple être stockés dans un cloud de type Dropbox ou via un service comme Vocaroo.

Nous avons donc là un exemple particulièrement riche et stimulant. Il ouvre des perspectives intéressantes pour des projets adaptables à différents niveaux.

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